Les
capsules des Chercheurs de sens
à l'émission
de télévision diffusée à Canal
Vox

3e
saison Automne 2006
À chaque
semaine, Mathieu Guénette présente la capsule des
Chercheurs de sens à l’émission Trajectoire,
animée par Sylvie Goulet et diffusée au Canal Vox.
Horaire
de diffusion de l’émission :
(à partir du ... (date à venir
et horaire à confirmer))
Montréal
Lundi
22h00
En rediffusion
Mardi 19 h 30
Mercredi 10 h 30
Jeudi 15 h
|
Québec
Lundi 22h00
En rediffusion
Mardi 19h30
Mercredi 11h30
Jeudi 18h30
Dimanche 16h30 |
Dans
chacune des émissions, Mathieu présente un vrai
ou faux que tentent d’abord de répondre les gens sur
la rue. En fournissant la réponse, Mathieu propose des références
d’ouvrages ou des sites internet. Voici la liste des thèmes
:
13
thèmes vrai ou faux (dates à venir)
| 1.
Semaine du : |
Le
conseiller d'orientation d'un établissement scolaire
fait le même travail que le conseiller d'orientation
en pratique privée.
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| 2.
Semaine du : |
Les
comités sectoriels de main-d’œuvre
ont pour mission de promouvoir des professions auprès
des jeunes. |
|
| 3.
Semaine du : |
Il
est toujours avantageux de faire ses études dans une
autre langue que sa langue maternelle. |
|
| 4.
Semaine du : |
Peu importe le domaine, il est possible
de suivre sa formation dans le secteur public. |
|
| 5.
Semaine du : |
Il
y a un âge où nous sommes trop vieux pour se réorienter. |
|
| 6
. Semaine du : |
Pour
entrer dans un programme universitaire dans le domaine de la
santé, il n’est pas nécessaire d’avoir
complété un DEC en sciences santé.
|
|
| 7.
Semaine du : |
Dans
les domaines artistiques, un diplôme n’est pas
un préalable nécessaire. |
|
| 8.
Semaine du : |
Il
est possible de faire entièrement
un programme d’études par la formation à distance. |
|
| 9.
Semaine du : |
Si
on a un rêve, il faut éviter de faire des compromis. |
|
| 10.
Semaine du : |
Le
travail autonome est une option accessible à tous. |
|
| 11.
Semaine du : |
Il
est dangereux que des études à l’étranger
ne soient pas reconnues au moment de notre retour. |
|
| 12.
Semaine du : |
Le
travail de gestion s’adresse à des gens qui aiment
travailler dans un cadre bien établi. |
|
| 13.
Semaine du: |
Il
est essentiel d’avoir un plan de carrière pour éviter
les imprévus. |
|

- Le
conseiller d'orientation d'un établissement scolaire
fait le même travail que le conseiller d'orientation en pratique
privée.
VRAI. En
principe, le conseiller d’orientation fait le même
travail et conseille de la même façon, peu importe
son environnement de travail. Par contre, il peut y avoir
malgré tout des différences. Étant donné le
volume important dans certains établissements (on
parle parfois d’un conseiller pour 2000 étudiants),
le service peut être plus expéditif et moins
de temps ne peut être consacré à l’étudiant.
Bien entendu, si le conseiller d’orientation travaille
dans différents contextes plutôt qu’un
seul, cela peut présenter l’avantage d’avoir
une vision élargie du marché du travail.
Référence :
Site de l’ACOC (Association
des C.O. du collégial)
(Onglets Ressources d'aide
- Aide en orientation)
- Les
comités sectoriels de main-d’œuvre ont pour mission
de promouvoir des professions auprès des jeunes.
VRAI. Leur
mission n’est pas seulement de faire de la promotion, mais
aussi de définir les besoins propres à leur secteur;
proposer des mesures pour stabiliser l’emploi et réduire
le chômage, et développer la formation continue.
Pour le grand public et même pour des conseillers d’orientation,
ces comités sont peu évocateurs et semblent s’adresser
surtout aux gens de l’industrie. Par contre, ces comités
gagnent à être connus, car ils représentent
d’importantes sources d’information. Il existe 29
comités différents (voir le lien pour connaître
la liste). Sur leur site, il y a souvent du matériel vidéo.
Les comités financent souvent les ouvrages spécialisés
qu’on retrouve chez Septembre éditeur ou Jobboom.
Référence
: Emploiquebec.net Liste
des différents comités sectoriels de main-d’œuvre
- Il
est toujours avantageux de faire ses études dans une autre
langue que sa langue maternelle.
FAUX. Bien entendu,
il peut être intéressant d’apprendre dans
une autre langue que la sienne, car non seulement, on apprend
sur une matière qui nous intéresse tout en se perfectionnant
dans cette langue. On a le sentiment de faire une pierre deux
coups. De plus, au niveau collégial et universitaire,
il est possible de faire ses travaux dans sa langue maternelle.
Cependant, il y a des risques si cette langue nous est peu familière.
Au lieu de faire une pierre deux coups, on risque
de manquer
carrément
notre coup. Il y a des matières qu’on peut trouver
déjà difficile dans notre langue maternelle, imaginez
qu’est-ce qui en est quand la langue n’est pas la
nôtre. Finalement, il faut savoir aussi dans quelle langue on
a l’intention de travailler. Est-ce que nous aurons besoin
d’une adaptation à cause du vocabulaire?
Référence
: Site Voila.fr pour
traduire d’une langue à une autre.
- Peu
importe le domaine, il est possible de suivre sa formation dans
le secteur public.
FAUX. La
très grande majorité des programmes peut être
suivie dans le secteur public et il peut être avantageux
de le faire, car la différence sur le plan financier est énorme.
Il existe cependant des exceptions où le privé ne
peut être contourné comme par exemple, pour
devenir massothérapeute,
détective privé ou entraîneur
de chien. Il est recommandé de faire ses recherches pour
savoir ce qui existe comme possibilités. Et si votre programme
n’existe qu’au privé, vous pouvez magasiner
les différentes formations offertes. Il peut y avoir des
différences très importantes d’une institution à l’autre.
L’avantage du privé peut d’avoir des formations
plus courtes et davantage axées sur le concret. À vous
de décider si cela en vaut le prix.
Référence
: Métiers
express, éditions Jobboom
Ouvrage
concernant les principales écoles qui offrent de
la formation privée
- Il
y a un âge où nous sommes trop vieux pour se réorienter.
FAUX. Par
ma pratique, j’ai réalisé que tout le monde
se trouve trop vieux pour s’orienter, même les
jeunes de 20 ans. Pourtant, j’ai aidé des gens
dans leur démarche d’orientation de tous les âges,
même des gens dans la soixantaine. La question n’est
pas tant si l'on est vieux mais
plutôt si
l'on se sent vieux. J’encourage
mes clients à regarder le temps où ils
seront encore sur le marché du travail. Pour ma part, je peux
dire que ma mère a commencé ses études
universitaires dans la quarantaine et elle a travaillé une
quinzaine d’années dans son milieu. L’angoisse
de l’âge peut être dangereux, car cette idée
du temps qui passe nous empêche d’éprouver
du plaisir dans ce que nous entreprenons.
Référence
: Série
d’articles que j’ai écrits sur
l’orientation tout au long de sa vie (Journal Métro)
- Pour
entrer dans un programme universitaire dans le domaine de la santé,
il n’est pas nécessaire d’avoir complété un
DEC en sciences santé.
VRAI. Cependant,
il y a des exceptions comme par exemple pour la médecine.
Mais pour un étudiant n’ayant pas fait ses sciences
santé au cégep et désirant aller vers un
programme universitaire en science ou en science santé,
il y a la possibilité de faire un an d’études
universitaires avec tous les cours d’appoint en science.
C’est une année de transition, ce qui peut apparaître
plus avantageux que de retourner
faire des études collégiales.
L’appellation, toute fois, n’est pas claire. À l’université,
on appelle ce passage, le baccalauréat (120 crédits).
Il peut être bon de s’informer à ce sujet.
Références : Chez Septembre éditeur
: Métiers
en direct : Santé et services sociaux
Chez Jobboom : 100
carrières de la santé et des services
sociaux
- Dans
les domaines artistiques, un diplôme n’est pas un préalable
nécessaire.
VRAI. Dans
le domaine des arts, contrairement à d’autres secteurs,
ce n’est pas tant le diplôme qui permet de faire
carrière que notre personnalité, notre originalité,
le réseau de connaissances dont on dispose, notre audace.
Il serait possible de nommer un grand nombre de personnes n’ayant
pas suivi de formation et ayant pourtant des carrières
bien intéressantes. Bien entendu, je ne considère
pas pour autant que la formation est inutile. Mais elle n’est
pas tant utile pour le diplôme en soi, mais plutôt
pour ce qu’on y apprend. C’est une occasion de se
former, de se confronter à d’autres, de faire de
belles rencontres, avoir des prétextes pour créer,
ce qui aide si on n’a de la difficulté à se
discipliner par soi-même.
Référence
: 150 carrières
de la culture, éditions
Jobboom
- Il
est possible de faire entièrement un programme d’études
par la formation à distance.
VRAI. La
formation à distance
s’est énormément développée avec
les nouvelles technologies. Il existe maintenant un grand nombre
de possibilités de formation autant au niveau collégial
qu’universitaire. Dorénavant, la distance n’a
plus d’importance, l’éducation est accessible.
Il est possible aussi de compléter une formation déjà débutée
par quelques cours à distance, ce qui permet de la flexibilité.
Par contre, il y a l’inconvénient de ne pas avoir
accès à un contact direct avec
un enseignant et des collègues de classe qui
peut être
enrichissant,
entre autres pour
le réseautage.
Il peut manquer une dimension pratique, surtout dans certains secteurs
où cet aspect compte.
Ce n’est pas tous les cours que l’on peut suivre de
cette manière comme apprendre à être pompier. À choisir,
il peut être préférable d’être
sur place pour apprendre, mais lorsqu'on n’a pas le
choix, cela peut être une alternative à considérer.
Référence
: CURSUS (Le
répertoire de la
formation à distance)
- Si
on a un rêve, il faut éviter de faire des compromis.
FAUX. Certaines
personnes croient que dans la vie, il faut être réaliste
et se contenter de ce que l’on a. Bien entendu, il est difficile
de réaliser ses rêves. Pour parvenir à atteindre
des objectifs ambitieux, il faut prendre les risques qui s’imposent
et ne pas attendre à ce que tout arrive tout seul. Cependant,
d’autres personnes, à l’opposé, décident
de ne jamais faire le moindre compromis de peur de trahir ce rêve.
Le risque est alors de n’arriver à rien du tout, car
dans la vie, il faut y aller aussi par étape. Pour illustrer
cette idée, j’aimerais faire part d’une notion
développée par Jacques Limoges, référence
québécoise importante en orientation. Quand on a
un idéal, il y a des compromis à faire.
Mais il y a des compromis nobles et des compromis
abaissants. Les compromis
nobles nous amènent à faire des projets
de vie, ce
qui nous permet de tendre vers notre idéal ou des projets
de survie, qui nous permettent de garder la tête en dehors
de l’eau. Les compromis abaissants, ce sont des projets
de mort, des projets qui nous amènent à rien et qui
ne tiennent aucunement de notre idéal.
Référence
:
- Le
travail autonome est une option accessible à tous.
FAUX. Le
travail autonome est accessible à un très grand nombre
de gens. Beaucoup de gens s’empêchent d’aller
vers une telle option, car ils mystifient le démarrage d’entreprise,
croyant qu’il faut posséder absolument tous les grands
principes de gestion. C’est parfois plus facile que l’on
croit. Le gouvernement encourage beaucoup cet esprit, surtout que
le Québec est la province étant la plus timide de
ce côté.
Souvent, le travail autonome ou le démarrage d’entreprise
est parfait pour des personnes aimant faire les choses à sa
façon et être indépendants. Par contre, il
y a des gens qui idéalisent ce choix, en s’imaginant
qu’en n’ayant pas de patron, ils jouiront d’une
totale liberté. Souvent, on est un patron très dur
envers soi-même. Au début, être à son
propre compte, demande beaucoup de travail avec une garantie faible
de résultats. Il faut être patient, déterminé et être
capable de bien gérer la pression. Si le travail autonome
est l’idéal pour certains, il peut être un cauchemar
pour d’autres.
Références
: Réaliser son projet d’entreprise de
Louis Jacques Filion, éditions Transcontinentales
- Il
est dangereux que des études à l’étranger
ne soient pas reconnues au moment de notre retour.
VRAI. Étudier à l’étranger
est une expérience des plus riches autant sur le plan
scolaire que sur le plan personnel et permet d’avoir un
regard particulier sur notre travail. Par contre, il y a des
secteurs où les études sont facilement considérées
d’un pays à l’autre et même qu’il
apparaîtra favorable d’avoir étudié ailleurs.
Par exemple, le cuisinier qui revient de France avec une formation
spécialisée. De plus, les domaines reliées à des
questions internationales valorisent davantage ce type d’étude.
Cependant, il y a des secteurs où les études à l’étranger
peuvent représenter des lacunes comme par exemple, le
droit. Le système judiciaire est très différent.
Pour des études en général comme pour les études
de niveau secondaire ou collégial, il y a des risques
d’allonger ces études. Au Québec, le cégep
sert de transition entre les études secondaires et universitaires,
mais cette formule n’existe nulle part ailleurs dans le
monde. Il faut s’attendre alors à compenser pour
cette différence avec plus d’études, soit
généralement un an de plus. Pour cette raison,
le baccalauréat international étant reconnu à travers
le monde, permet d’éviter la question des conversions.
Référence
:
Site de l’ACOC (Association
des C.O. du collégial)
(Choisir
les onglets : Information scolaire et professionnelle,
puis Études
hors Québec et ensuite la destination
qui vous intéresse.)
- Le
travail de gestion s’adresse à des gens qui aiment
travailler dans un cadre bien établi.
FAUX. D’abord,
le mot gestion désigne deux catégories d’emploi
très différentes. Il y a les postes reliés à de
l’exécution, les postes de secrétariat, de
commis, de techniciens qui consiste davantage à du travail
de nature conventionnelle. Il y a des postes de direction reliées à de
la prise de décision, des études davantage de niveau
universitaire qui demande du leadership et une grande variété de
tâches. Bien que très différent, les deux
secteurs sont souvent confondus. Beaucoup d’étudiants
rejettent l’idée de la gestion rapidement, sans
prendre en considération ce que ce secteur représente
réellement. Ils perçoivent le gestionnaire comme
une personne très conventionnelle, (peut-être à cause
de son habillement!) et qui se trouve confiné dans une
certaine routine. C’est vrai qu’il travaille dans
un bureau et qu’il doit disposer de certaines connaissances
techniques, mais c’est un travail comportant beaucoup d’action
et des défis de taille. Il y a des jeux vidéos
comme War Craft ou Sims qui reflètent très bien
la dynamique présente dans le milieu de la gestion. Si
vous aimez ces jeux de stratégie, peut-être avez-vous
un profil propice à ce secteur ?
Référence : Artistes,
artisans et technocrates de Patricia Pitcher,
presses des HEC
- Il
est essentiel d’avoir un plan de carrière
pour éviter les imprévus.
FAUX. Bien entendu,
il est important de planifier ce que l’on veut faire et
le travail d’un conseiller d’orientation est justement
d’aider dans cette préparation. Par contre, il n’est
pas possible de tout prévoir dans la vie. Il y a des choix
que l’on fait et il y a des choix qui nous choisissent.
Quand un choix se présente,
libre à nous de lui
dire oui ou non, mais la carrière est souvent remplie
de surprise. Par exemple, mon premier emploi était avec
les ex-détenus,
mais il était difficile de le prévoir à l’avance.
Il s’agit de la première offre qui m’était
proposée, après plusieurs
mois de recherche d’emploi.
Il est important de ne pas avoir d’idées trop préconçues
sur ce que notre destin peut bien nous réserver. Je crois
essentiel de demeurer ouvert d’esprit. Planifier, oui,
mais jusqu’à une certaine limite. Bien sûr,
il y a des gens qui sont davantage le genre à planifier
que d’autres. Il y a des gens qui sont à l’aise
avec l’imprévu. Cependant, il est bien de savoir
quelle direction on a envie de donner à sa vie, afin de
ne pas se retrouver dans une situation qui ne nous ressemble
en rien.
Référence
: Éloge
de l’insécurité de Alan-W Watts
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