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Les capsules des Chercheurs de sens

à l'émission de télévision diffusée à Canal Vox


2e saison Hiver 2006

À chaque semaine, Mathieu Guénette présente la capsule des Chercheurs de sens à l’émission Trajectoire, animée par Sylvie Goulet et diffusée au Canal Vox.

Horaire de diffusion de l’émission :
À partir du 30 janvier 2006

Montréal
Lundi 22h00

En rediffusion

Mardi 19 h 30
Mercredi 10 h 30
Jeudi 15 h
Québec
 Lundi 22h00

En rediffusion

Mardi 19h30
Mercredi 11h30
Jeudi 18h30
Dimanche 16h30

Dans chacune des émissions, Mathieu présente un vrai ou faux que tentent d’abord de répondre les gens sur la rue. En fournissant la réponse, Mathieu propose des références d’ouvrages ou des sites internet. Voici la liste des thèmes :

13 thèmes vrai ou faux

1. Semaine du 30 janvier 2006: Il n’est pas possible de suivre un ASP sans avoir suivi auparavant un DEP. 
2. Semaine du 6 février 2006: Les tests d’intérêt et de personnalité des conseillers d’orientation ne sont jamais exacts.
3. Semaine du 13 février 2006: Effectuer un test en ligne revient au même qu’effectuer un test avec un conseiller d’orientation.
4. Semaine du 20 février 2006: Un AEC est une formation destinée seulement à une clientèle adulte.
5. Semaine du 27 février 2006: Il est préférable de ne jamais prendre d’année sabbatique concernant les études.
6 . Semaine du 6 mars 2006: En recherche d’emploi, le plus important est d’avoir un bon curriculum vitae.
7. Semaine du 13 mars 2006: Avoir deux carrières est la meilleure stratégie pour faire face à la précarité du marché du travail.
8. Semaine du 20 mars 2006: Plus un DEP est long, meilleur est son taux de placement.
9. Semaine du 27 mars 2006: Le DEC technique offre les mêmes possibilités d’admission à l’université que le DEC préuniversitaire.
10. Semaine du 3 avril 2006: Un DEC / BAC est seulement une formule permettant d’accélérer le temps d’études.
11. Semaine du 10 avril 2006: Un baccalauréat international équivaut à un baccalauréat universitaire.
12. Semaine du 17 avril 2006: Un DEC en sciences santé ouvre toutes les portes.
13. Semaine du 24 avril 2006: Une formation publique est préférable à une formation privée.

  1. Il n’est pas possible de suivre un ASP sans avoir suivi auparavant un DEP.

    VRAI. ASP signifie Attestation spécialisée professionnelle et il s’agit rien de moins qu’une suite à un DEP (diplôme d’études professionnelles). Cette formation souvent d’une durée d’environ 6 mois permet d’approfondir certaines matières et vous offre une plus grande polyvalence sur le marché du travail. Il n’est pas possible d’accéder à un ASP, si le DEP correspondant n’est pas complété. Il y a des DEP qui n’ont pas de ASP correspondant, tandis que certains offrent plusieurs possibilités de ASP comme le DEP en secrétariat et le DEP en techniques d’usinage. Le ASP Démarrage d’entreprise s’adresse à toutes personnes ayant complétées un DEP.

    Pour connaître l’ensemble des DEP et des ASP, la principale référence demeure le site très complet de inforoutefpt.org .

  2. Les tests d’intérêt et de personnalité des conseillers d’orientation ne sont jamais exacts.

    VRAI. Aucun test ne peut avoir la prétention d’être exact. Les intérêts et la personnalité ne se mesurent pas réellement. Ce n’est pas comme mesurer la taille d’une personne. Un test permet de fournir des indices, ce qui peut faciliter la réflexion. Cependant, un test doit demeurer un test. En considérant les résultats d’un tel test comme une donnée absolue, le test risque beaucoup plus de nuire que d’aider. Ce qui est important, c’est la prise de conscience qui peut en ressortir.

    Tests à l’appui de Réginald Savard et Marie-Chantale Guédon, publié chez Septembre éditeur est un ouvrage traitant de l’utilisation des tests dans un travail d’intervention, mais il a été principalement conçu à l’usage des intervenants.

  3. Effectuer un test en ligne revient au même qu’effectuer un test avec un conseiller d’orientation.

    FAUX. Il existe une multitude d’instruments de mesure proposée sur internet, certains génèrent des frais, d’autres sont gratuits. De manière générale, ils peuvent donner l’impression qu’il est possible de s’orienter par soi-même. Dans cette attente, le résultat peut s’avérer souvent décevant. Le but d’une démarche d’orientation avec un conseiller d’orientation n’est pas tant d’obtenir les résultats d’un test, mais de réfléchir et de se sentir à l’aise d’effectuer un choix. Cependant, il peut être intéressant d’effectuer des tests par curiosité.

    Sur le site de l’UQAM, dans la section « Orientation », il est question des tests en ligne et un grand nombre de liens est proposé.

  4. Un AEC est une formation destinée seulement à une clientèle adulte.

    VRAI. Une attestation d’études collégiales peut être appelée aussi la formation aux adultes ou encore, la formation continue. Ces programmes de niveau collégial ne permettent pas d’être suivis par des étudiants venant tout juste de terminer leurs études secondaires. Par contre, il y a des exceptions. Si aucun DEC technique n’équivaut au contenu de formation du AEC, il sera possible de considérer l’admission d’étudiants provenant des études secondaires comme par exemple le AEC en techniques ambulancières ainsi que certains autres programmes. Un AEC est une formation de niveau collégial, généralement de 6 mois à 1 an, ne comprenant pas le français, la philosophie, l’éducation physique et l’anglais. Cette formation vise à entrer sur le marché du travail et elle ne permet pas l’entrée aux études universitaires comme les DEC. Certains AEC sont carrément des copies des DEC, une formation écourtée, d’autres offrent des spécialisations tandis que certains sont des formations faites sur mesure pour répondre à des besoins spécifiques d’une industrie.

    Pour consulter la liste des AEC offerts à travers le Québec, je vous suggère le site du SRAM (Service régional d’admission au collégial de Montréal métropolitain) et celui du SRAQ (Service régional d’admission au collégial de Québec) .

  5. Il est préférable de ne jamais prendre d’année sabbatique concernant les études.

    FAUX. Il n’y a pas de règle universelle concernant une telle décision. Il s’agit d’un choix très personnel. Bien entendu, ce choix est mal perçu et surtout par les parents. Il y a toujours une crainte que si on interrompt ses études, il sera difficile par la suite de reprendre. De plus, l’étudiant reprend avec une autre cohorte, plus jeune que lui, ce qui peut être démoralisant. Par contre, certains étudiants bénéficient d’un temps d’arrêt, lorsqu’ils vivent trop de pression et qu’ils se sentent à la veille de craquer. D’autres prennent cette décision plutôt pour vivre d’autres expériences qui seront peut-être difficiles de vivre par la suite comme des voyages. Ce qui est important est que l’année sabbatique ne soit pas simplement une fuite. Plusieurs prennent cette décision, lorsqu’ils ne savent pas vers quoi s’orienter. Par expérience, il est rare que cela fonctionne. Souvent, on se sent aussi perdu qu’avant.

    Voici une suggestion qui s’adresse peut-être surtout aux intervenants, mais abordant des questions semblables de réflexion : Une approche fabuleuse de l’orientation, Daniel Bizier, chez Septembre éditeur

  6. En recherche d’emploi, le plus important est d’avoir un bon curriculum vitae.

    FAUX. Il est important d’avoir un curriculum vitae impeccable et il en demeure pas moins que c’est un outil indispensable pour tout bon chercheur d’emploi. Cependant, le curriculum vitae atteint vite sa limite. Bien souvent, la difficulté est de parvenir à ce que ce fameux cv puisse être lu et si possible, avec l’attention qu’il mérite. Mais ce n’est malheureusement pas toujours le cas, lorsque pour une même annonce, un recruteur peut recevoir jusqu’à 300 applications. L’important est de parvenir à effectuer de véritables relations et de savoir bien réseauter. La recherche d’emploi ne peut se faire qu'avec Internet, mais en rencontrant de vraies personnes.

    Pour parler de réseautage, il y a Réseautage d’affaires, mode de vie de Lise Cardinal, publié chez Transcontinental.

    Pour parler des aspects psychologiques, je vous suggère un de mes ouvrages, Déjouer les attitudes kamikazes en recherche d’emploi, publié chez Septembre éditeur.
    Pour en savoir plus

  7. Avoir deux carrières est la meilleure stratégie pour faire face à la précarité du marché du travail.

    FAUX. Avoir deux carrières peut être une stratégie qui peut s’avérer intéressante pour certaines personnes. Par exemple, si je me passionne pour le métier de comédien et que je crains de ne pas obtenir suffisamment de contrat, je peux m’adonner à un autre métier qui lui présentera une certaine sécurité, même si ne répondant pas à mes intérêts comme sait le faire ma passion pour le théâtre. Cette option peut être une manière de faire ce que l’on aime sans vivre trop d’insécurité. Comme le comédien Jim Carrey a complété des études en droit avant de se consacrer à sa carrière. Cependant, s’investir dans une carrière est déjà très demandant, s’investir dans deux doit demander énormément. Avant d’en venir à la conclusion qu’une deuxième carrière s’avère nécessaire, il faut voir tout ce que l’on a fait auparavant comme tentative d’entrer sur le marché du travail. Beaucoup de gens sautent vite au conclusion. De plus, il faut faire attention comment on choisit une deuxième carrière qui aura un objectif alimentaire. Il faut avoir un intérêt quelque part, même s’il est difficile de parler de passion, mais surtout, ce choix devrait répondre davantage aux besoins du marché. Il serait peu intéressant de devoir poursuivre avec une troisième carrière.

    Vous pouvez consulter le Guide de l’emploi de Septembre éditeur, afin d’avoir une vision générale des tendances du marché du travail. Vous en trouverez une version en ligne sur leur site.

  8. Plus un DEP est long, meilleur est son taux de placement.

    FAUX. La longueur des DEP peut varier. Certains sont très courts comme par exemple, d’une durée de 6 mois et d’autres peuvent être de deux ans. La longueur d’un DEP indique seulement la quantité de contenu. Règle générale, les DEP d’une plus longue durée demandent davantage d’études et sont d’une plus grande complexité. Certains DEP comme certains de la construction sont très courts et présentent dans le moment actuel, d’excellents taux de placement.

    À ce sujet, vous pouvez consulter le guide Les métiers de la formation professionnelle des éditions Jobboom.

    Il y a aussi encore une fois le site de Inforoutefpt.org .


  9. Le DEC technique offre les mêmes possibilités d’admission à l’université que le DEC préuniversitaire.

    VRAI. Beaucoup de gens ignorent qu’un DEC technique permet l’accès à l’université de la même manière qu’un DEC préuniversitaire. En autant que l’étudiant ait complété les cours de formation générale (français, philosophie, éducation physique, anglais) et qu’il a tous les crédits pour avoir un diplôme d’études collégiales, il est admissible à des études collégiales. Il n’est pas désavantagé pour entrer dans un programme contingenté et sa cote de rendement est calculée de la même manière. Par contre, il y a des exceptions. Si le programme universitaire demande des préalables spécifiques que de soit des cours ou la présentation d’un porte-folio, le DEC technique peut présenter un désavantage. À l’inverse, il existe certaines formations universitaires qui demande d’avoir complété une technique et il n’est pas possible d’y avoir accès par un DEC général. C’est le cas des formations de l’ETS et du baccalauréat en design de mode offert à l’UQAM.

    À ce sujet, vous pouvez consulter le guide Les carrières du collégial des éditions Jobboom ainsi que le Guide pratique des études collégiales au Québec (guide du SRAM).

    Il y a aussi encore une fois le site de Inforoutefpt.org
    .

  10. Un DEC / BAC est seulement une formule permettant d’accélérer le temps d’études.

    VRAI. L’avantage d’un DEC / BAC est de combiner une partie des études collégiales avec les études universitaires, ce qui permet d’offrir une formation intensive s’offrant une période de temps beaucoup plus courte. Cette formule existe pour un certain nombre de programmes et auprès de certaines institutions. Cette formule est utilisée pour des programmes comme l’administration, l’informatique, le génie, les sciences infirmières, l’agroalimentaire et certains autres. Malheureusement, cette formule avantageuse est peu connue des étudiants et même des conseillers d’orientation. Il est important de se rappeler que ces possibilités existent.

    Le mieux serait de consulter la dernière section du Guide pratique des études collégiales au Québec (guide du SRAM).

  11. Un baccalauréat international équivaut à un baccalauréat universitaire.

    FAUX. Le terme « Baccalauréat » n’a pas la même connotation d’un pays à l’autre. Un baccalauréat équivaut au Québec à une formation universitaire de premier cycle tandis qu’en France et dans d’autres pays d’Europe, le baccalauréat est la formation de base, l’équivalent du DES + 1 année de cégep. Le baccalauréat international fut une solution pour les enfants de diplomates qui se retrouvaient à changer de pays et d’école sur une base fréquente. L’objectif était d’alors de trouver un système scolaire équivalent à travers le monde, une référence universelle. Le baccalauréat international peut être considéré comme une formation enrichie faisant état d’une philosophie bien particulière. Les étudiants sont amenés à développer une conscience sociale et une sensibilité pour les différentes communautés à travers le monde. Les programmes du BI partent de la maternelle et vont jusqu’à la formation collégiale. Pour obtenir le baccalauréat international, il faut compléter les études collégiales.

    Pour plus de détails, il existe un site consacré à l’école internationale, soit le site de IBO (Organisation du baccalauréat international).

  12. Un DEC en sciences santé ouvre toutes les portes.

    FAUX. Beaucoup d’étudiants s’orientent malheureusement selon ce principe de manière aveugle. Il est vrai que ce DEC permet d’avoir les préalables pour la plupart des programmes universitaires. Par contre, il faut savoir que l’admission à l’université ne dépend pas seulement des préalables, mais aussi des résultats. Un étudiant n’ayant pas d’intérêt pour les sciences et n’ayant pas d’aptitude particulière qui désire de compléter les sciences santé aura probablement un rendement beaucoup plus faible que s’il avait étudié dans un programme qu’il aime et pour lequel il a des aptitudes. De plus, en sciences santé, les étudiants sont très compétitifs et étudient beaucoup, ce qui rend la possibilité de se démarquer encore plus difficile. Il ne faut pas oublier aussi que les programmes en art et en communication demande un porte-folio, ce que le DEC en science santé ne permet pas d’avoir, même avec de bonnes notes. Dans ce cas, des études collégiales en communication ou en art s’avéreraient préférables dans cette optique.

    Pour ceux qui s’intéressent au secteur de la santé dans une optique d’emploi, voici deux références :

    Chez Septembre éditeur : Métiers en direct : Santé et services sociaux

    Chez Jobboom : 100 carrières de la santé et des services sociaux

  13. Une formation publique est préférable à une formation privée.

    FAUX. Certains croient qu’en matière de formation professionnelle, le public est préférable, car certaines écoles privées ont mauvaise réputation et ils ne sont pas régis d’aussi près par le gouvernement. D’autres croient l’inverse, ayant l’impression que s’il paie, la formation est forcément mieux. Souvent, les deux peuvent être comparables. L’avantage pour la formation publique est le coût qui est nettement moins élevé. On peut parler de frais d’inscription de 100$ dans un cas et de 10 000$ dans l’autre. Lorsque les deux programmes sont semblables, la formation publique apparaît plus avantageuse sur le plan. Par contre, le privé parvient à concurrencer le secteur public en offrant des programmes de plus courte durée et de manière continue, ce qui est parfait pour ceux qui ne veulent pas attendre. Mais le plus gros avantage du privé est d’offrir des formations qui ne sont pas offertes dans le secteur publique. C’est le cas des formations reliées aux techniques du son, au multimédia (design de jeux vidéos, effets spéciaux), à la massothérapie, etc.

    Il existe un ouvrage permettant de consulter un grand nombre d’écoles offrant des formations au privé :
    500 diplômes express aux éditions Jobboom.

1ère saison Automne 2005 

3ème saison Automne 2006