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Les capsules des Chercheurs de sens

à l'émission de télévision diffusée à Canal Vox


1ère saison Automne 2005

À chaque semaine, Mathieu Guénette présente la capsule des Chercheurs de sens à l’émission Trajectoire, animée par Sylvie Goulet et diffusée au Canal Vox.

Dans chacune des émissions, Mathieu présente un vrai ou faux que tentent d’abord de répondre les gens sur la rue. En fournissant la réponse, Mathieu propose des références d’ouvrages ou des sites internet. Voici la liste des thèmes :

13 thèmes vrai ou faux

1. Semaine du 12 septembre 2005: Encore aujourd’hui, il y a des métiers plus masculins et d’autres, plus féminins.
2. Semaine du 19 septembre 2005 : Les guides et Internet devraient être notre principale source d’information concernant nos choix de carrière.
3. Semaine du 26 septembre 2005 : Pour faire un choix, il faut se fier surtout aux perspectives d’emploi.
4. Semaine du 3 octobre 2005 : Il est préférable d’avoir une formation professionnelle ou technique complétée qu’une formation universitaire non terminée.
5. Semaine du 10 octobre 2005 : Dans tout travail, il y en a certains qui ont du talent et d’autres qui n’en ont pas.
6 . Semaine du 17 octobre 2005 : Il n’est pas conseillé de suivre une formation professionnelle ou technique, si on a l’intention de poursuivre une formation universitaire.
7. Semaine du 24 octobre 2005 : Plus un programme de formation est populaire, plus il mène à des emplois payants.
8. Semaine du 31 octobre 2005 : Il faut surtout choisir notre carrière en tenant compte de l’avis de nos parents, puisqu’ils nous connaissent bien.
9. Semaine du 7 novembre 2005 : Les perspectives d’emploi des formations professionnelles et techniques peuvent être comparables aux formations universitaires.
10. Semaine du 14 novembre 2005 : La formation professionnelle et technique s’adresse surtout à ceux qui n’ont pas les aptitudes pour la formation universitaire.
11. Semaine du 21 novembre 2005 : Les tests de sélections servent à déterminer ceux qui ont les compétences nécessaires et ceux qui ne les ont pas.
12. Semaine du 28 novembre 2005 : Le travail du conseiller d’orientation vise à identifier le domaine qui est le mieux pour nous.
13. Semaine du 5 décembre 2005 : La confiance en soi peut s’apprendre.

  1. Encore aujourd’hui, il y a des métiers plus masculins et d’autres, plus féminins.

    FAUX. Il existe encore des préjugés qu’il existe des métiers d’homme et des métiers de femme. Par exemple, certains ont l’impression que secrétaire, coiffeur ou infirmier sont des métiers qui devraient être réservés aux femmes et de la même manière, électricien, pompier ou mécanicien devrait être exercé que par des hommes. C’est dommage, car les hommes et les femmes s’empêchent souvent de faire des choses qu’ils aiment pour cette raison. Les écoles travaillent beaucoup à aider les étudiants à se sentir à l’aise vers des métiers qu’on peut appeler non traditionnels. Par contre, il faut aussi avoir un intérêt. Ce ne sont pas toutes les femmes qui ont un intérêt pour la mécanique et ce ne sont pas tous les hommes qui ont un intérêt pour le secrétariat.

    Il y a un concours qui s’appelle Chapeau, les filles! organisé par le ministère de l’Éducation.

  2. Les guides et Internet devraient être notre principale source d’information concernant nos choix de carrière.

    FAUX. Les informations que l’on retrouve dans les guides vendus en magasin et Internet sont des sources intéressantes et il est recommandé de les consulter. Cependant, ces informations demeurent une image statique d’une profession. Est-ce que regarder une carte postale d’un lieu et se trouver sur le lieu est la même chose? Vous direz probablement non. Les guides et Internet peuvent aider à explorer et connaître ce qui existe. Mais il sera toujours mieux de valider par la suite en allant dans un milieu de travail, rencontrer quelqu’un qui exerce ce métier ou se rendre sur les lieux offrant la formation. Il existe toutes sortes de services dans les écoles, permettant de visiter les salles de classe et voir les étudiants en pleine action.

    Le Dictionnaire Septembre des métiers et professions est un outil génial et complet pour une première exploration. Vous y retrouvez gratuitement une version en ligne.

    Pour visiter les centres de formation professionnelle et les Cégeps, vous trouverez les coordonnées facilement sur le site d’Inforoute FTP (Formation Professionnel et Technique).

  3. Pour faire un choix, il faut se fier surtout aux perspectives d’emploi.

    FAUX. Il est important de consulter l’information sur le marché du travail pour faire un choix. Parfois, cette information peut nous influencer. Par contre, un choix devrait toujours se faire d’abord selon nos intérêts et jamais, uniquement sur la base des perspectives d’emploi. Il est préférable d’être dans un secteur difficile, mais pour lequel nous ressentons une grande passion que d’avoir d’excellentes perspectives dans un domaine qui nous ennuie. Même un bon salaire ne parvient pas à compenser à un travail qui ne nous ressemble pas. D’où l’importance de prendre le temps de bien connaître ses intérêts.

    Je vous suggère mon livre Orientation et confidences comme référence pour votre réflexion:
    Orientation et confidences
    de Mathieu Guénette, Septembre éditeur
    Pour en savoir plus

  4. Il est préférable d’avoir une formation professionnelle ou technique complétée qu’une formation universitaire non terminée.

    VRAI. Il est important d’avoir une spécialisation, être formé pour faire un travail en particulier. Pour cette raison, de manière générale, il sera plus facile avec une spécialisation reconnue que d’avoir une formation incomplète.

    Il y a une époque où les gens pouvaient commencer au bas de l’échelle et avec les années, monter les échelons un à un. Il s’agissait d’un cheminement idéal pour ceux qui n’aimaient pas les études. Le marché du travail a changé depuis. Encore maintenant, il existe quelques individus qui parviennent à se tirer d’affaire sans aucune formation, mais ils sont rares. De nos jours, il n’est pas nécessaire d’avoir une formation universitaire pour faire un travail intéressant, mais il devient essentiel d’avoir une spécialisation. Il existe des programmes d’étude de courte durée et avec des contenus de cours très concrets qui permettent d’avoir des spécialisations, ce qui fait une importante différence.

    Le site Tout pour réussir a pour objectif de promouvoir la formation professionnelle et technique auprès de ceux qui ont le profil d’intérêt pour ces programmes.

  5. Dans tout travail, il y en a certains qui ont du talent et d’autres qui n’en ont pas.

    FAUX. La notion de compétence ou de talent peut donner l’impression qu’elle fait partie de l’identité. Tu as la caractéristique d’être bon ou de ne pas être bon. Il faut savoir que nos compétences ou nos talents sont constamment en développement. Il est normal que quelqu’un qui exerce avec discipline une activité parvienne à développer une aptitude. Parfois, on se décourage trop vite et on abandonne. Derrière la plupart des talents, il y a une grande part de volonté.

    Voici le tableau tel que présenté à cette émission. Il y a quatre étapes au développement d’une compétence.

    1. Je ne sais pas que je ne sais pas

    Vous avez un désir d’accomplir quelque chose. Non seulement, vous ignorez que vous n’avez pas la compétence, mais de quel type de compétence, il est question.


    2. Je sais que je ne sais pas

    Vous venez de réaliser que vous n’avez pas la compétence. Il y a deux options, soit vous capitulez en disant que vous n’avez pas le profil demandé, soit vous tentez de développer la compétence manquante. C’est à cette étape que plusieurs abandonnent et retournent à la première étape avec un nouveau projet.

    4. Je ne sais pas que je sais

    Par habitude, vous en venez à perdre conscience que votre compétence est une compétence. Vous trouvez tout naturel d’accomplir ce que vous faites, ce qui peut devenir un autre type de problème, car vous avez de la difficulté à mettre en perspective la valeur de votre potentiel.

    3. Je sais que je sais

    Vous venez d’acquérir un apprentissage et vous vous sentez encouragé par votre succès, même s’il vous en reste encore beaucoup à apprendre. Vous savez dorénavant comment la compétence se développe.




  6. Il n’est pas conseillé de suivre une formation professionnelle ou technique, si on a l’intention de poursuivre une formation universitaire.

    FAUX. Certaines personnes peuvent avoir un intérêt pour de la formation professionnelle ou technique, mais aussi pour de la formation universitaire. Ils ont l’impression qu’ils doivent faire le choix entre l’un ou l’autre. Il peut très bien être envisageable de faire les deux. Non seulement, une formation professionnelle ou technique ne bloque pas l’accès, mais peut constituer des atouts. D’abord, notre formation peut nous permettre d’acquérir des habiletés pouvant être utiles, mais aussi, elle peut même permettre d’obtenir des préalables nécessaires pour l’université. Par exemple, concernant l’admission universitaire, un DEC technique aura en grande partie, les mêmes avantages qu’un DEC général (préuniversitaire).

    Vous pouvez consulter le conseiller en ligne sur le site Ciblétudes. Un conseiller d’orientation répondra par courriel à un grand nombre de vos questions de manière rapide et gratuite.

  7. Plus un programme de formation est populaire, plus il mène à des emplois payants.

    FAUX. Certains programmes sont tellement populaires qu’ils font l’objet d’un contingentement. Cela signifie qu’il y a plus de gens qui font la demande pour entrer dans le programme qu’il y a de place prévue. Il faut alors procéder à une sélection. Pour d’autres programmes, il y a des pénuries, cela signifie l’inverse, il manque des étudiants pour compléter les classes prévues pour cette formation. Plusieurs ont tendance à croire que le contingentement est un indice qu’un programme est intéressant. La réalité est que certains métiers sont beaucoup plus connus que d’autres. Un grand nombre de formations mènent à des secteurs peu populaires, mais où, pourtant, il y a des emplois intéressants et payants.

    Pour le collégial, il est possible de regarder le guide du SRAM où une référence au contingentement s’y trouve (page de gauche, en bas).
    Pour en savoir plus: Guide pratique des études collégiales au Québec, SRAM

    Au niveau professionnel, il n’y a pas grand chose de comparable, mais vous pouvez encore une fois vous référez au site d’Infouroute FTP (Formation Professionnel et Technique).

  8. Il faut surtout choisir notre carrière en tenant compte de l’avis de nos parents, puisqu’ils nous connaissent bien.

    FAUX. Les parents peuvent nous aider et nous soutenir dans notre prise de décision, mais la principale référence devrait être nos intérêts. Malgré leur bonne volonté et leur maturité, les parents ont des intérêts qui peuvent être différents des nôtres et ne comprennent pas nécessairement ce que l’on ressent. Les parents peuvent jouer un rôle utile en nous soutenant dans nos démarches et en nous encourageant, mais non pas en prenant la décision en tant que tel. Si on veut recevoir de l’aide, il serait préférable de rencontrer un conseiller d’orientation qui peut jouer un rôle beaucoup plus neutre.

    Pour approfondir votre réflexion, je vous suggère :
    Comment aider vos jeunes explorateurs à s’orienter dans leur vie de Isabelle Falardeau et Mathieu Guénette, Septembre éditeur
    Pour en savoir plus

    Une autre référence utile :
    S’orienter malgré l’indécision de Isabelle Falardeau et Roland Roy, Septembre éditeur

  9. Les perspectives d’emploi des formations professionnelles et techniques peuvent être comparables aux formations universitaires.

    VRAI. Il existe encore un préjugé que plus le niveau de formation est élevé, plus cette formation mène nécessairement à des emplois plus payants et ayant de meilleur taux de placement. En réalité, il serait plus juste de dire que les formations professionnelles (DEP) et techniques (DEC) sont de nature plus concrète. Nous apprenons à faire exactement les tâches que nous allons faire sur le marché du travail. L’université donne un enseignement qui est beaucoup plus général. Dans tous les niveaux de formation, il y a des programmes ayant des perspectives d’emploi élevées et d’autres, ayant des perspectives d’emploi moins élevées.

    Pour s’informer sur le marché du travail québécois et les différentes professions (tâches, salaires, perspectives), rien n’égale les sites de IMT.Emploi-Québec (information sur le marché du travail) et Emploi-Avenir Québec .

  10. La formation professionnelle et technique s’adresse surtout à ceux qui n’ont pas les aptitudes pour la formation universitaire.

    FAUX. L’université ne doit pas constituer un objectif en soi. Je trouve toujours dommage de voir des étudiants se sentir malheureux dans des études universitaires, simplement parce qu’ils tentent de se prouver quelque chose à eux-mêmes ou à leur entourage. Certaines personnes ont des préférences pour un travail de nature concrète. Ce n’est pas qu’ils aient l’incapacité de faire des études universitaires. Ce choix correspond davantage à leur personnalité. Le choix d’une formation devrait toujours dépendre principalement de nos intérêts.

    Les guides Jobboom (formation professionnelle, collégial, universitaire)
    Les métiers de la formation professionnelle
    Les carrières du collégial
    Les carrières de la formation universitaire
    Pour en savoir plus

    Les guides Choisir (Septembre éditeur)
    Guide Choisir (secondaire-collégial)
    Guide Choisir (universitaire)

    Pour une version en ligne (gratuite)

  11. Les tests de sélections servent à déterminer ceux qui ont les compétences nécessaires et ceux qui ne les ont pas.

    FAUX. On appelle contingentés les programmes qui font l’objet d’un plus grand nombre de demandes que de places disponibles. Il faut alors procéder à une sélection. Certaines écoles appliquent la règle du premier arrivé, premier servi. D’autres préfèrent procéder avec des tests. Les tests peuvent être un mélange de tests d’intérêt et d’aptitudes. Ces tests ne prétendent pas représenter l’exactitude, mais fournir des indices suffisamment fiables pour prendre des décisions. Parfois, il y a 500 demandes et seulement 12 places. Il faut comprendre que l’école doit faire un choix et que loin de là, être refusé signifie un manque de compétence. On peut décider de se présenter à nouveau pour une autre sélection dans le même programme, mais aussi dans un autre programme pour lequel on pourrait également avoir de l’intérêt.

    Il existe une variété de livres présentant des exemples d’items de test. Le livre présenté lors de l’émission :
    Tests de logique
    de Valérie Clisson et Arnaud Duval, éditions Eyrolles

  12. Le travail du conseiller d’orientation vise à identifier le domaine qui est le mieux pour nous.

    FAUX. Beaucoup de gens croient encore que le rôle du conseiller d’orientation est d’orienter la personne en lui indiquant quel métier elle devrait faire. Le conseiller d’orientation vous aide à pouvoir prendre vous-même une décision et il ne devrait pas chercher à prendre cette décision à votre place. Souvent, il est difficile de se connaître, car on se sent confus. Nous voulons tenir compte de nos intérêts, des perspectives d’emploi, de l’avis de nos parents et d’un paquet d’autres facteurs. Il est souvent difficile de s’arrêter et de savoir qui on est et qu’est-ce qu’on désire exactement. Un conseiller d’orientation peut s’avérer alors une aide utile. À part à l’école, il est possible de rencontrer des conseillers d’orientation dans des organismes comme les Carrefours jeunesse emploi ou dans le privé.

    Pour bien connaître la profession de conseiller d’orientation, vous pouvez consulter le site de l’Ordre des conseillers et conseillères d’orientation et des psychoéducateurs et psychoéducatrices du Québec (OCCOPPQ)

  13. La confiance en soi peut s’apprendre.

VRAI. Par mon travail, je constate que beaucoup d’étudiants manquent de confiance en eux-mêmes. Les raisons peuvent être diverses. Souvent, nous avons la manie de nous comparer et nous avons davantage tendance à nous comparer à mieux qu’à pire. Donc, nous nous référons toujours à un modèle qui nous apparaît préférable, ce qui n’aide pas le sentiment de confiance. La confiance en soi est en grande partie, une question de perception. Et oui, le sentiment de confiance en soi peut se développer avec le temps, à travers nos réalisations, lorsque nous en venons à réussir des choses que nous ne réussissions pas auparavant. Il existe des moyens de développer notre confiance et un conseiller d’orientation peut nous aider dans cette optique.

En plus d’offrir une réflexion approfondie sur l’estime de soi, ce livre comporte beaucoup d’aspects pratiques :
L’estime de soi de François Lelord, Christophe André, éditions Odile Jacob